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Lorsque le nombre de zygotes obtenus en fécondation in vitro est supérieur au nombre
de zygotes gardés à 37 degrés pour le transfert, il est possible de congeler
les zygotes surnuméraires.
Malheureusement, à ce stade, la qualité
embryonnaire ne peut pas encore être évaluée, ce qui implique que tous les zygotes
sont congelés, y compris ceux qui n’auraient pas mérités de l’être
si l’on avait attendu le lendemain pour l’évaluation de qualité.
Mais le
législateur suisse a voulu éviter tout choix pouvant s’apparenter même de
loin à de l’eugénisme, c’est pourquoi il a interdit la congélation d’embryons. Nous sommes
donc contraints de congeler les zygotes et d’accepter qu’un certain nombre d’entre eux ne
résistent pas à la congélation et ne soient donc pas transférables
ultérieurement.
Les deux-tiers en moyenne des zygotes congelés seront effectivement utilisables en cas
d’échec du transfert « frais ».La congélation ne consiste pas seulement à
mettre les zygotes dans un congélateur. Avant d’être refroidis, il sont
déposés dans des bains successifs où l’eau intra-cellulaire est peu à
peu retirée, afin d'éviter la formation de cristaux pendant le refroidissement,
ce qui compromettrait la survie des zygotes.
Après cette étape, ils sont progressivement
refroidis selon un programme conduit par ordinateur. Finalement, ils sont laissés dans
une cuve d’azote liquide à –196 degrés, ce qui leur permet une survie très prolongée.
La loi suisse nous impose de les laisser entreposés pour 5 ans au maximum. Quelques mois
après la congélation, on peut mettre en route le processus inverse. Celui-ci est
réalisé la veille du jour prévu pour le transfert, afin d’avoir un
contrôle sur la reprise des divisions cellulaires, et donc de la bonne viabilité
des embryons.
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