La FIV comment ? (page 5/6)


La congélation

Lorsque le nombre de zygotes obtenus en fécondation in vitro est supérieur au nombre de zygotes gardés à 37 degrés pour le transfert, il est possible de congeler les zygotes surnuméraires.
Malheureusement, à ce stade, la qualité embryonnaire ne peut pas encore être évaluée, ce qui implique que tous les zygotes sont congelés, y compris ceux qui n’auraient pas mérités de l’être si l’on avait attendu le lendemain pour l’évaluation de qualité.
Mais le législateur suisse a voulu éviter tout choix pouvant s’apparenter même de loin à de l’eugénisme, c’est pourquoi il a interdit la congélation d’embryons. Nous sommes donc contraints de congeler les zygotes et d’accepter qu’un certain nombre d’entre eux ne résistent pas à la congélation et ne soient donc pas transférables ultérieurement.
Les deux-tiers en moyenne des zygotes congelés seront effectivement utilisables en cas d’échec du transfert « frais ».La congélation ne consiste pas seulement à mettre les zygotes dans un congélateur. Avant d’être refroidis, il sont déposés dans des bains successifs où l’eau intra-cellulaire est peu à peu retirée, afin d'éviter la formation de cristaux pendant le refroidissement, ce qui compromettrait la survie des zygotes.
Après cette étape, ils sont progressivement refroidis selon un programme conduit par ordinateur. Finalement, ils sont laissés dans une cuve d’azote liquide à –196 degrés, ce qui leur permet une survie très prolongée. La loi suisse nous impose de les laisser entreposés pour 5 ans au maximum. Quelques mois après la congélation, on peut mettre en route le processus inverse. Celui-ci est réalisé la veille du jour prévu pour le transfert, afin d’avoir un contrôle sur la reprise des divisions cellulaires, et donc de la bonne viabilité des embryons.

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  Webmaster cgmock Infos légales Dernière mise à jour 29-Jul-2007